Lorsque les pyromanes crient au feu !
Par PCF Dunkerque-Est le jeudi 19 juillet 2007, 19:48 - Lien permanent
Renault à annoncer le 19 juin dernier, lors du Comité d'Entreprise de REAGroup, la vente de plusieurs succursales en France et en Europe. En France, ce sont les sites d'Annecy, Dunkerque, Mulhouse, Montbéliard/Belfort et Toul qui seront vendus.
Comme le dit Louis SCHWEITZER, le président de REAGroup (Renault Europe Automobile Group): "Renault n'a pas d'autre choix que de faire le bonheur de ses actionnaires..."
Bien que les salariés paieront chers pour faire le bonheur des actionnaires, Louis SCHWEITZER reconnait toutefois que les salariés du réseau de REAGroup ne sont pas responsables de cette situation. Mais comme il faut un coupable... se sont désormais les populations environnantes (les clients) de ces sites qui le sont !
Aussi pour expliquer le désengagement de Renault dans certaine région le PDG, qui est aussi le Président de la HALDE (La Haute Autorité pour Lutter contre les Discriminations et pour l'Egalité), ça ne s'invente pas, n'hésite pas à écrire:
"La région Dunkerquoise est un bassin économique fragile et peu porteur avec une main d'oeuvre peu qualifié, faiblement rémunéré et dont le pouvoir d'achat est très limité"
Autrement dit et mis à part que les salariés du Dunkerquois figurent parmis les plus qualifiés au plan national, c'est à cause des gens qui n'ont pas assez d'argent pour s'acheter une voiture neuve, à cause de la précarité, des emplois à temps partiel, des CAE et CA, à cause de ceux qui sont au chômage que le taux de profit exigé par les actionnaires n'est pas atteint !
C'est un comble lorsque l'on sait que ce sont eux, les patrons, les actionnaires qui sont à l'origine des licenciements et des délocalisations, du développement de la précarité, du temps partiel imposé et des bas salaires !
Pas de boulot, pas de sous, pas de commerce, ça ne vous rapelle rien ?
Que dire aussi de cette étude réalisée en 2001 par l'université du littoral sur la création et la répartition de la valeur ajoutée sur le bassin Dunkerquois et qui concluait ainsi :
"Comment faut-il expliquer le fait que l'agglomération dunkerquoise possède encore un taux de chômage supérieur de quatre points à la moyenne nationale ? Les quelques 8 milliards de francs qui sont globalement consacrés aux salaires (ensemble de l'emploi public compris) sont-ils suffisant pour alimenter la consommation locale ? Les 25 milliards de francs de valeur ajoutée restante sont-ils massivement réinjectés dans le tissu économique dunkerquois ? Ou faut-il au contraire émettre l'hypothèse d'une fuite importante des richesses produites ? Autant de questions qui ne manqueront pas de trouver un écho favorable certes auprès de la communauté scientifique mais surtout auprès des responsables et élus dunkerquois."
A MEDITER !
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