Alors qu'elle s'était sauvée de chez elle avec ses enfants, pour éviter les coups de son tortionnaire et qu'elle avait trouvé refuge auprès d'une association Dunkerquoise, le tribunal l'a condamnée parce qu'elle avait osé soustraire ses enfants à leur père !!

Lorsqu'un tribunal prend une telle décision, qui revient à affirmer que la moitié de la population n'est pas l'égale de l'autre, on peut sincèrement se demander si on est encore en démocratie !

A moins que le tribunal de Dunkerque ait voulu dire STOP !

STOP non pas au violence que subissent les femmes de la part de leur compagnon (faut-il rappeler que 15 jours avant ce jugement un individu à St Pol sur Mer avait immolé sa compagne) , mais STOP aux luttes émancipatrices que mènent les femmes depuis plus d'un siècle. Peut être qu'il ait voulu aussi (le tribunal) annoncer par ce jugement le retour au patriarcat pour renforcer et amplifier les rapports dominants/dominés, oppresseurs/opprimés dans notre société.

Il ne s'agit pas, ici, de faire dans le machiavélisme, mais de s'interroger sérieusement et de se demander:

avec un tel jugement, avec une ministre comme Mme Christine BOUTIN proche de l'extême droite et des mouvements anti-avortement que va-t-il advenir des droits des femmes et des libertés aux sens large ?

Nous apportons tout notre soutien à cette dame et à l'association "SEDIRE" qui l'a hébergée et protégée. Nous pensons que tous les féministes, les démocrates, les femmes et les hommes de progrès doivent se rassembler pour qu'en appel ce jugement soit invalidé et pour qu'une loi cadre contre les violences faites aux femmes soit votée à l'assemblée nationale.

En ce qui nous concerne nous sommes prêt à participer à se rassemblement.