Communiqué de presse d' Eric CORBEAUX Secrétaire Départemental du PCF Conseiller Régional

Ce conflit n’a que trop duré et l’état de santé de plusieurs dizaines de grévistes de la faim devient inquiétant.

Depuis que la préfecture a fait le choix de durcir le ton en expulsant les 63 grévistes de la faim de la Bourse du Travail, la situation devient intenable pour certains grévistes qui ont décidé de poursuivre leur mouvement. Ils sont aujourd’hui sans assistance devant 6 hôpitaux du département et déplacés quotidiennement par les forces de l’ordre qui les relâchent au milieu des centres-villes.

Ce choix de la préfecture conduit à des traitements inhumains de la part des forces de l’ordre à l’encontre de gréviste de la faim et met dans une situation intenable les personnels hospitaliers, le SAMU et les pompiers. Même si nous ne partageons pas le choix de faire la grève de la faim pour se faire entendre et se faire respecter, notre pays ne peut pas avoir de telles pratiques, inhumaines, à l’encontre de personnes dans le cadre d’un conflit. En dispersant les grévistes de la faim et en les pourchassant, le préfet de la région joue avec le feu.

Pour cette raison, Eric CORBEAUX demande au ministre de l’Intérieur d’intervenir dans ce conflit en nommant le plus rapidement possible un médiateur afin de pouvoir rétablir dans les jours qui viennent un dialogue entre la préfecture et les sans papier et trouver une issue à ce conflit.

Lettre commune du PCF, du PS et des verts à Madame Alliot Marie Ministre de l’Intérieur, de l’Outre Mer et Des Collectivités Territoriales Place Beauvau 75008 PARIS

Madame la Ministre,

Depuis le début la fin du mois de juin, 63 personnes, originaires de pays africains ont décidé d’entamer une grève de la faim devant le refus persistant de la préfecture d’étudier leur situation en vue de régulariser leur situation.

Alors que ces personnes étaient rassemblées à la Bourse du travail de Lille, sous des tentes, soutenus par différentes associations, notamment la Ligue des Droits de l’Homme et le MRAP et suivis médicalement, le Préfet de Région, Monsieur CANEPA a fait le choix d’expulser les grévistes de la faim et de les disperser sur l’ensemble du département.

Depuis la situation devient intenable pour certains grévistes qui ont décidé de poursuivre leur mouvement. Ils sont aujourd’hui sans assistance devant 6 hôpitaux du département et déplacés quotidiennement par les forces de l’ordre qui les relâchent au milieu des centres-villes. Ce conflit n’a que trop duré car l’état de santé de ces personnes après 50 à 56 jours de grèves de la faim se dégrade fortement.

Ce choix de la préfecture conduit à des traitements inhumains de la part des forces de l’ordre à l’encontre de grévistes de la faim et met dans une situation intenable les personnels hospitaliers, le SAMU et les pompiers. Même si nous ne partageons pas le choix de faire la grève de la faim pour se faire entendre et se faire respecter, notre pays ne peut pas avoir de telles pratiques, inhumaines, à l’encontre de personnes dans le cadre d’un conflit. En dispersant les grévistes de la faim et en les pourchassant, le préfet de la région choisit de durcir le ton mais il joue avec la vie et l’intégrité physique d’êtres humains.

Pour cette raison, je me permets de m’adresser à vous afin de trouver le moyen de renouer le dialogue entre la préfecture et les sans papiers de Lille. La nomination d’un médiateur peut permettre de trouver une issue à cette situation.

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie, Madame la Ministre de bien vouloir accepter mes sincères salutations.

Eric CORBEAUX (PCF), Gilles PARGNEAUX (PS), Bernard DESPIERRE (Verts)