C’est donc une journée de solidarité. Mais c’est aussi une journée d’action. Une journée d’action qui, dans la situation actuelle, en appelle d’autre pour combattre et mettre en échec la politique de classe (appelons un chat, un chat), de Nicolas SARKOZY. Car derrière son talent de communicateur et son omniprésence médiatique se cachent la volonté de supprimer toute protection sociale pour répondre positivement aux demandes du MEDEF, l’objectif, clairement affiché, étant de construire une société douce à vivre pour une minorité de « nanti » et de plus en plus dure à supporter pour la grande majorité.

Le refus de donner un coup de pouce au SMIC, conjugué avec « le paquet fiscal » qui fut voté la veille du 14 juillet (tout un symbole) illustre bien cela.

Quelques chiffres qui résument à eux seuls le choix politique et la philosophie du président de la république. D’un côté 13 à 14 milliards d’euros seront consacrés aux baisses d’impôts et exonération de cotisations qui profiterons aux riches, aux patrons et aux actionnaires. D’un autre côté la mise en place du Revenu de Solidarité Active (qui est appelé à remplacer le RMI) n’est dotée que de 25 millions d’euros soit 560 fois moins.

De la même manière le bouclier fiscal qui passe de 60% à 50% intégrera désormais le montant de la CSG et de la RDS qui taxent les revenus du capital à hauteur de 11%, ce qui revient en fait à abaisser la contribution maximale due au titre des autres impôts (impôts locaux, sur le revenu, sur la fortune) de 60% à 39%. 240 000 ménages seraient concernés, mais seulement 13 000 de ces foyers se partageraient 95% de ce pactole soit 580 millions d’euros ce qui représente un gain moyen de 45000 euros par an.

Mais qu’à cela ne tienne, c’est vous, c’est moi, c’est nous qui allons payer cela avec la TVA « antisociale », prévu par la président de la république, qui fera passé prochainement, cette taxe déjà injuste de 19,6 % à 24,6 %.

C’est encore vous et moi qui allons payer ces largesses aux plus nantis avec la baisse programmée des remboursements de frais médicaux à hauteur de 350 millions d’euros, qui sera compensée par l’instauration d’une franchise médicale d’environ 50 euros par an.

Ce sont également les services publics et l’éducation nationale qui en pâtiront puisqu’il est prévu de supprimer dès cette année 35 000 postes de fonctionnaires et 17 000 postes d’enseignants.

Ce sont aussi les collectivités, qui verront leur fond bloqué et qui devront soit restreindre leur politique sociale, ne plus investir ou augmenter les impôts locaux.

Et la liste ne s’arrête pas là ! On peut y rajouter :

- l’attaque qui est portée contre le contrat de travail à durée indéterminée et la volonté du gouvernement de le remplacer par un contrat de type Kleenex (je te prends et je te jette lorsque j’en ai envie)

- la remise en cause du système d’assurance maladie

- la hausse des prix d’environ 5% pour les produits de première nécessité (voir blog) et la dégringolade du Pouvoir d’achat

- le non respect du vote des Français lors du référendum sur le projet de constitution européenne. Constitution à peine relookée que Nicolas SARKOZY entend faire passer en force à l’assemblée nationale.

- La réforme des universités qui verront leur financement largement pourvu par les collectivités territoriales et les entreprises. La concurrence entre université sera ainsi installée et celles-ci dépendront des financements privés.

Pour appliquer cette politique, qui déjà cause de nombreux mécontents (un sondage révélait récemment que le moral des ménages était en chute libre) Nicolas SARKOZY entend aussi porter atteinte au droit de grève des salariés, c'est-à-dire au seul moyen qu’ils ont en leur possession pour se défendre. En effet la restriction du droit de grève dans les transports publics est en réalité un cheval de Troie destiné à s’introduire dans tous les secteurs d’activités. L’éducation nationale étant la prochaine cible ! C’est un recul historique très grave pour la démocratie.

L’ensemble de ces mesures répond à une logique implacable : réduire la valeur du travail, désarmer davantage les salariés de leurs moyens de se défendre, transférer une nouvelle part de la richesse créée par le travail vers le capital, encourager les riches, diviser les pauvres, les salariés, les retraités, les chômeurs, instaurer un nouveau et vigoureux culte du fric roi.

Cette façon qu’a Nicolas SARKOZY de se pavaner à Malte ou aux Etats-Unis où il passe des vacances de milliardaires, n’est ce pas aussi une façon de banaliser la richesse. Cela serait normal, et il faudrait en finir avec la culpabilisation de ceux qui ont du fric. Regardons chaque jour dans les médias, ces louanges fait à l'opulence; derrière cela, c'est culpabiliser celui qui n'arrive pas, qui souffre, en lui disant " tu auras à la sueur de ton front et de la flexibilité de ton échine"."Court après la carotte". Le mérite est érigé en vertu, celui qui consiste à être meilleur que son compagnon de travail dans ce qui ressemble de plus en plus à la jungle. Aussi vous comprendrez que pour nous, pour les communistes du Nord, ce jeudi 23 août sera un temps fort pour appeler à la résistance et à la riposte. Cette journée sera aussi un moment fort de la réflexion car si nous voulons favoriser le développement de l’action il nous faut comprendre les raisons de l’échec électoral de ce printemps qui est l’échec de toute la gauche. Cela passe par un examen sans concession des programmes et des stratégies de toutes ses composantes. En ce qui le concerne le Parti Communiste a décidé de s’y engager résolument. Dans ce sens après le meeting, un débat aura lieu avec des responsables syndicaux, des militants d’entreprises, des salariés, des demandeurs d’emploi et des responsables et des élus du Part Communiste. Participeront à ce débat : Eric CORBEAUX, Alain BOCQUET, Michelle DEMESSINE, Jacky HENIN, Jean Jacques CANDELIER. Dans le même temps et vue les tensions internationales un second débat se déroulera avec des militants pacifistes, des responsables d’associations, des citoyens engagés et des responsables politiques sur le thème : Comment construire la paix dans le monde capitaliste d’aujourd’hui où le nombre de conflits augmente comme les budgets miliaires ? Ce débat sera animé par Jacques FATH responsable des relations internationales au Comité National du PCF et par des responsables Départementaux comme Monique VERBANCK du mouvement de la paix. Nous avons évoqué l’aspect solidarité de cette journée, nous avons évoqué aussi l’action, la réflexion, le débat, il y aura aussi bien entendu la détente sur la plage de malo, la joie de se retrouver en famille, celle de revoir des amis, des collègues et la convivialité autour d’une moule frites ou d’un repas froid qu’on aura pris soin d’embarquer dans des glacières. Il ne nous reste plus qu’à espérer que la météo soit avec nous.

LE COMPTE RENDU DE LA PRESSE LOCALE

Le Phare du 16 août 2007

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La Voix du Nord du 18 août 2007
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