Fermeture de Renault Dunkerque, de Teris à Loon Plage et menace sur l'usine des dunes: Déclaration de la Section de Dunkerque-Est du PCF
Par PCF Dunkerque-Est le dimanche 16 septembre 2007, 11:57 - Lien permanent
Communiqué de presse
Fermeture de Renault à Dunkerque et de Teris (groupe Suez) à Loon-Plage, menace sur l’usine des Dunes, les nuages s’amoncèlent sur le Littoral Dunkerquois.
A chaque fois la même cause, celle de l’exigence financière réclamée par les actionnaires, produit les mêmes effets : restructurations, délocalisations, fermetures de sites et au bout du compte des centaines et des centaines de licenciements.
L’assouvissement de la boulimie financière d’une poignée de privilégiés, qui ne connaissent de l’entreprise que sa côte en bourse, ne constituerait, ainsi, que le seul et unique objectif ?
L’intérêt des salariés qui y travaillent depuis des décennies et qui produisent les richesses, souvent d’ailleurs au détriment de leur santé et parfois de leur vie, ne serait que « roupie de sansonnet » ?
Comment pourrait-on accepter cela lorsqu’en outre ces entreprises dégagent des bénéfices exorbitants comme c’est le cas pour Ascométal qui a réalisé l’an dernier 50 Millions d’Euros de profit ?
Comment accepter les déclarations de Louis SCHWEITZER, le président de REAGroup (Renault Europe Automobile Group) lorsque celui-ci déclare au Comité Central d’Entreprise le 19 juin, en annonçant la fermeture de 5 sites, dont celui de Dunkerque : "Renault n'a pas d'autre choix que de faire le bonheur de ses actionnaires..." ?
Comment accepter les licenciements et la fermeture de Teris lorsque que ceux-ci servent à payer l’addition du rachat de GDF par Suez ?
Même si, aujourd’hui, certains, sensibles aux sirènes du libéralisme, agitent le chiffon de la mondialisation pour tenter de justifier leur immobilisme et leur renoncement, l’heure n’est pas à la résignation mais à la résistance.
Résister contre :
- les licenciements boursiers et les opérations financières qui cassent l’emploi.
- la franchise médicale et le démantèlement de la sécurité sociale
- le recul de l’âge de la retraite
- le retour du « Traité Constitutionnel Européen » et « la concurrence libre et non faussée » que Nicolas Sarkozy entend faire passer en force à l’assemblée nationale.
- la généralisation de la précarité avec la mise en place du contrat de mission.
L’heure est aussi au rassemblement et à la reconstruction pour :
- garantir aux salariés qui créent les richesses les mêmes droits que les actionnaires
- interdire les licenciements boursiers et les opérations financières qui jouent contre l’emploi
- garantir à toutes et à tous un emploi ou une formation correctement rémunérée tout au long de la vie
- une juste revalorisation du Pouvoir d’Achat
- un système de sécurité sociale digne de ce nom
- la retraite à 60 ans et à 55 ans pour les travaux pénibles après 37,5 années de cotisations
Puisque Nicolas Sarkozy vante le mérite de celles et ceux qui se lèvent tôt, prenons le au mot et exigeons que le droit au travail prime sur les intérêts égoïstes des actionnaires qui font, eux, de l’argent en dormant !
Avec 13000 allocataires du RMI (ayant droit compris), un taux de chômage de 13,5 %, dont une majorité de jeunes, des milliers de personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, 4000 demandes de logement en souffrance, un taux de mortalité le plus élevé de France, un sous équipement sanitaire et une offre de soins qui figure parmi les plus basses de France, l’agglomération Dunkerquoise n’a pas besoin d’un énième plan de licenciement, mais d’un plan de relance industriel et de développement économique et social.
Dunkerque le, 15 septembre 2007
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