Dernière en date, lundi 30 juin, celle entre le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon et le NPA d’Olivier Besancenot qui, rappelons-le, avait refusé de participer au Front de gauche lors des européennes. Au-delà d’un accord des deux organisations sur « les ravages de la crise », l’urgence « d’une contre-offensive » et la nécessité « d’unir les forces de gauche qui rejettent la logique capitaliste », les élections régionales de 2010 ont été au coeur des rencontres. Écartant, de prime abord, le PS et Europe Écologie, les deux organisations se prononcent pour des listes autonomes du Front de gauche (PCF, Parti de gauche et Gauche unitaire) élargies au NPA et à LO dès le premier tour, et ce dans les vingt et une régions. Pour le second tour, elles s’accordent, pour battre la droite, à des unions « techniques », c’est-à-dire sans engagements communs sur une politique avec les socialistes et les écologistes, ce que refuse notamment le NPA.

Pour le PCF, qui fut en octobre 2009 l’initiateur du Front de gauche, l’objectif - fort de ce qu’il considère comme des premiers résultats positifs - est, pour les élections régionales de 2010, d’élargir encore le Front de gauche. L’ambition est de gagner des majorités clairement ancrées à gauche, avec des projets politiques que le PCF souhaite plus combatifs que ceux mis en oeuvre depuis six ans, pour répondre, en ces temps de crise, aux besoins des populations. Après avoir rencontré le Parti de gauche, la Gauche unitaire, et République et Socialisme fin juin, le PCF rencontrera début juillet le NPA puis les alternatifs. Il propose, en attendant, une réunion rapide des actuels partenaires du Front de gauche pour « faire le point des rencontres bilatérales et des possibilités ouvertes à l’amplification de leur démarche commune ».